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Une critique de l'exemple du train d'Einstein

Une illustration de l'exemple du train

Dans cette page, on essaie de voir "pas-à-pas" pourquoi les éclairs ne sont plus simultanés dans le référentiel du train. On garde les points A et B d'où partent les éclairs ainsi que leur milieu M. Ces points sont fixes dans le référentiel de la Terre.
La démarche est de décrire le phénomène physique dans un référentiel et d'essayer de le retrouver dans l'autre référentiel.

Dans le référentiel de la Terre

Les éclairs sont émis simultanément depuis les points A et B.

Ces points A et B sont fixes, ainsi que leur milieu M.

Le train avance à c/2 (1 graduation par seconde).
La lumière avance à c (2 graduations par seconde).

L'illustration se lit de haut en bas comme une bande-dessinée.

Les éclairs arrivent ensemble au point M.

Le phénomène physique :
- un éclair part de A,
- un éclair part de B,
- il arrivent ensemble en M.

Les trajectoires depuis la terre

Dans le référentiel du train en cinématique classique
Si on applique la loi de composition des vitesses, le changement de référentiel est une simple translation.

Cette fois-ci, les rôles sont inversés : le train est fixe et ce sont les points A, B et M qui se déplacent à c/2
(1 graduation par seconde).

Les éclairs sont toujours émis simultanément et arrivent toujours ensemble au point M.

On a donc bien retrouvé le même phénomène physique :
- un éclair part de A,
- un éclair part de B,
- il arrivent ensemble en M.

Les trajectoires depuis le train en cinématique classique

Le hic, c'est que du fait de l'addition des vitesses:
- la lumière issue de A avance à c/2 (1 graduation/sec),
-
celle issue de B avance à 3c/2 (3 graduations/sec).

Dans le référentiel du train en cinématique relativiste en gardant la simultanéité
Dans le cadre de la relativité restreinte, on retrouve la même illustration qu'en cinématique classique, à l'exception près que la lumière se déplace à la vitesse c.
Le train est fixe et les points A, B et M se déplacent à c/2. La lumière avance bien à c (2 graduations/sec).

On fait l'hypothèse que les éclairs sont encore émis simultanément.
 

Dans ce cas, la lumière de l'éclair A arrive au point M avant celle de B.

On ne retrouve donc pas notre phénomène physique :
- un éclair part de A,
- un éclair part de B,
- mais il n'arrivent plus ensemble en M.

Les trajectoires depuis le train si simultanéité
Notre hypothèse était donc fausse : les émissions des éclairs ne peuvent plus être simultanées !

Dans le référentiel du train en cinématique relativiste en oubliant la simultanéité
Sur l'illustration précédente, on comprend tout de suite le problème : le point M qui était équidistant de A et de B au moment des éclairs se rapproche de l'éclair émis par A et s'éloigne de celui émis par B. Pour que les deux éclairs puissent se croiser en M, la seule solution est donc que l'émission de l'éclair B ait lieu avant celle de l'éclair A.
Les trajectoires depuis le train

Les éclairs ne sont plus émis simultanément. Mais ils arrivent ensemble au point M.

On a donc enfin retrouvé le même phénomène physique :
- un éclair part de A,
- un éclair part de B,
- il arrivent ensemble en M.

L'invariance de la vitesse de la lumière dans le vide est donc sauvée, mais c'est le temps qui en a pris un coup.

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>Une illustration de l'exemple
>Une variante de l'exemple

  

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